FORUM DE DISCUSSION

La métrologie 3D et le contrôle

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  (08/01/2009 12:34:36) Gerard : On ne prend en compte que de la fidélité et de la justesse pour définir l'exactitude. Mais qu'en est-il de la sensibilité de la MMT ? Cette erreur est-elle négligeable en général ou faut-il l'additionner à l'erreur de mesure si on veut en tenir compte ?

  (13/01/2009 09:56:34) Michel : La sensibilité caractérise la capacité d'un instrument de mesure à détecter les faibles accroissements de grandeur. La sensibilité est le quotient d'accroissement d'un instrument de mesure par l'accroissement correspondant du signal d'entrée. Une machine à mesurer tridimensionnelle est d'autant plus sensible que ce quotient est élevé. Plus ce quotient est proche de 1, plus l'erreur systématique est faible. Il ne faut donc pas additionner la sensiblité à l'erreur de mesure car elle est déjà prise en compte dans l'erreur systématique.

  (16/01/2009 10:32:41) Thierry : Pourriez-vous me dire si la règle qui consiste à choisir un instrument de mesure 10 fois plus précis que la spécification à mesurer est toujours vrai ? Par exemple, si j'ai une tolérance de 0,1 mm est-ce que je peux dire qu'un pied à coulisse numérique à 1/100 convient ? Thierry

  (20/01/2009 09:10:47) Karim : La règle qui consistait à choisir un instrument de mesure 10 fois plus précis que l’IT de la caractéristique à contrôler a été abandonnée car elle n’était pas réaliste. De plus, elle conduisait à choisir des instruments de mesure très couteux. La règle actuelle est de choisir un instrument de mesure en fonction de l'incertitude de mesure qui doit être inférieure ou égale à la tolérance de la spécification à contrôler divisée par 5. En carrosserie, on choisit un instrument de mesure seulement 4 fois plus précis que l’IT de la caractéristique contrôlée. Pour une tolérance de 0,1 mm, un pied à coulisse mécanique de 1/50 peut donc convenir, un pied à coulisse numérique de 1/100 d'autant plus. Il faut vérifier ensuite que le coefficient d'aptitude du moyen de contrôle (CMC) est supérieur ou égal à 4 pour conclure que le moyen de contrôle est capable.

  (23/01/2009 15:03:19) Philippe : J'ai un plan coté selon la norme ISO 2768 - mk affectant des tolérances en fonction de la longueur des cotes. Est-ce que cette norme s'applique aussi aux cotes encadrées ? Faut-il les contrôler ?

  (06/02/2009 15:55:40) Alain : Cette norme s'applique exclusivement aux dimensions linéaires et angulaires. Elle ne s'applique pas aux dimensions dont les tolérances font référence à d'autres normes de tolérances générales, aux dimensions précisées entre parenthèses et aux dimensions théoriques exactes (TED). Il ne faut donc pas attribuer une tolérance de la norme ISO 2768 aux cotes encadrées. Une TED ne se contrôle pas. Une TED est toujours associée à un cadre de tolérance. Il faut contrôler la tolérance géométrique.

  (10/02/2009 10:22:37) Claude : Bonjour, je voudrais avoir si lorsque je mesure un diamètre avec un pied à coulisse mécanique d'une précision de 1/50 ème, je peux donner comme résultat 20,11 si le trait est au milieu entre 20,10 et 20,12 ? Merci d'avance pour votre réponse, Claude

  (18/02/2009 11:09:40) Michel : La résolution d'un instrument de mesure est la plus petite différence d'indication qui peut être perçue de manière significative. Pour un pied à coulisse d'une résolution de 1/50 ème, cette plus petite différence est de 0,02 mm. Il n'est donc pas correct de donner des résultats de mesurage au centième avec un instrument de mesure dont la résolution vaut le double. Si le trait est entre 20,10 et 20,12, l'appréciation de la valeur lue dépend de la sensibilité de l'oeil et le résultat du mesurage doit être l'une de ces deux valeurs choisies par l'opérateur.

  (24/02/2009 09:22:16) Philippe : Comment définit-on l'axe réel d'un alésage en métrologie 3D ? Existe-il une procédure normalisée ?

  (03/03/2009 09:46:45) Guillaume : Il n'existe pas de procédure normalisée. En métrologie 3D, l'axe réel est le lieu des centres des cercles des moindres carrés obtenus en palpant dans des sections droites. Pour définir ces sections droites, il faut préalablement palper des points sur toute la hauteur de l'alésage et associer un cylindre des moindres carrés. Les sections droites sont alors définies perpendiculaires à l'axe de cylindre. En général, on choisit 3 sections si la hauteur de l'alésage le permet afin d'identifier son défaut de rectitude. Et voilà ...

  (09/03/2009 14:59:10) Philippe : Pouvez-vous me dire ce qu'est une référence simulée ? Quelle est la différence avec une référence spécifiée ? Merci

  (11/03/2009 08:45:25) Karim : Une référence simulée est un élément réel qui représente une référence spécifiée en métrologie. Par exemple, un plan tangent du côté libre de la matière peut être matérialisé par un marbre. La référence spécifiée est un plan parfait sans défaut, le marbre a en général un défaut de forme de quelques microns, il n'est donc pas parfait, on l'appelle donc référence simulée. En résumé, une référence simulée est une représentation réelle de la référence spécifiée en métrologie. Pour lire une spécification, on utilise le mot spécifié, en métrologie on le remplace par spécifié.

  (17/03/2009 16:31:57) Fabien : Qu'appelle t-on la chaîne d'étalonnage ? S'agit-il de la règle des 5 pour choisir l'instrument de mesure ou de l'étalonnage de l'instrument de mesure en lui-même ? Merci d'avance pour votre réponse.

  (24/03/2009 17:00:47) Michel : La chaîne d'étalonnage est la liste des différents étalons avec les relations qui les relient. Cette chaîne permet de faire un lien entre les étalons de travail (cales et barres étalons) et l'étalon international défini par la distance parcourue par la lumière dans le vide pendant 1/299 792 458 seconde. La règle des 5 permet de choisir un instrument de mesure en fonction de la tolérance de la pièce à contrôler et de choisir l'instrument d'étalonnage de l'instrument de mesure. Elle s'applique également à l'étalon secondaire qui permet d'étalonner l'instrument d'étalonnage et ainsi de suite jusqu'à l'étalon international. En résumé, la règle des 5 permet de lié l'instrument de mesure à l'étalon international selon la chaîne d'étalonnage.

  (25/03/2009 16:48:48) Claude : Pouvez-vous me dire pourquoi on étalonne le palpeur de la MMT sur une sphère de palpage au lieu de saisir directement le diamètre fourni par le fabricant. On pourrait tout simplement mesurer le diamètre du palpeur avec un micromètre ?

  (09/04/2009 08:29:31) Matthieu : Tout instrument de mesurage doit être étalonné avant d'effectuer des mesures y compris les MMT. L'étalonnage du palpeur consiste à palper une sphère de palpage dont le centre devient l'origine du repère des mesures. Si le palpeur comporte plusieurs stylets, l'étalonnage doit être réalisé pour chacun des stylets. Les stylets étant démontables, cette opération d'étalonnage est un préalable au mesurage de pièces. On ne mesure pas directement le diamètre du palpeur avec un micromètre tout simplement pour tenir compte du temps de déclenchement de la tête de mesure qui n'est pas négligeable. Le diamètre calculé à l'issue du palpage de la sphère d'étalonnage est toujours plus petit que le diamètre réel mesuré avec un micromètre. L'écart est d'autant plus grand que le stylet est éloigné du palpeur notamment si on utilise une rallonge.

  (27/04/2009 16:29:59) Yannick : J'ai une référence A sous une localisation de deux trous de douilles avec 2x au dessus. Il y a une cote encadrée de 101,23 entre les deux axes. Est-ce que les deux axes références doivent être obligatoirement construits à 101,23 l'un de l'autre car l'entraxe réel ne sera jamais à cette valeur ???

  (30/04/2009 14:58:04) Michel : Oui, les deux axes doivent être construits en position théorique exacte. Il faut construire deux droites parallèles distantes de 101,23 à partir des deux trous dont les axes réels ne sont ni parallèles ni distants de 101,23. La méthodologie de construction des références est définie dans notre formation ALPHATOM sur la métrologie 3D et le contrôle.

  (18/05/2009 14:16:17) Laurence : Notre prochain stage formation métrologie 3D et contrôle aura lieu à Nantes le 16 juin 2009. Pour tout renseignement et demande d'inscription, contacter notre service formation ALPHATOM soit par mail à l'adresse suivante service.formation@alphatom.fr soit par téléphone au 01 64 49 06 12.

  (18/06/2009 16:19:19) Aurelien : Je pensais que la sensibilité, la fidélité et la justesse permettaient de qualifier suffisamment la précision d'un instrument de mesure mais deux autres termes répétabilité et reproductibilité sont utilisées pour caractériser les MMT. Pourriez-vous m'expliquer la différence ? est-ce que ces 2 nouveaux termes s'appliquent à tout instrument de mesure ? merci d'avance pour vos réponses.

  (02/07/2009 10:59:21) Guillaume : La sensibilité, la fidélité et la justesse sont des caractéristiques intrinsèques à l'instrument de mesure. A ne pas confondre avec la répétabilité et la reproductibilité qui caractérisent les résultats de mesure et qui prennent en compte des conditions de mesure. En fait, la sensibilité, la fidélité et la justesse tiennent compte d'1M : Le Moyen de mesure (pied à coulisse, micromètre, MMT), la répétabilité et la reproductibilité prennent en compte les 6M (Moyen de mesure, Matière, Milieu, Méthode, Main d'oeuvre, Mesure). Tous ces termes sont complémentaires, ils permettent d'identifier ce qui dépend uniquement de la précision de l'instrument de mesure des conditions dans lesquelles on l'utilise.

  (16/07/2009 15:05:14) Laurence : Notre prochain stage de formation métrologie 3D et contrôle aura lieu le 20 octobre 2009 à Paris. Pour tout renseignement et demande d'inscription, contacter notre service formation ALPHATOM soit par mail à l'adresse suivante service.formation@alphatom.fr soit par téléphone au 01 64 49 06 12.

  (15/09/2009 16:13:26) Damien : Peut-on contrôler une cote de 15,21 +/-0,02 avec un pied à coulisse à 1/50 ème ? je dirais oui mais je n'en suis pas sûr !!!

  (17/09/2009 15:34:31) Jean-Marc : On peut toujours contrôler une cote de 15,21 +/-0,02 avec un pied à coulisse à 1/50 ème. Il faut néanmoins vérifier que le coefficient d'aptitude du moyen de contrôle C soit supérieur ou égal à 4. A noter que la valeur de C ne dépend pas de la résolution du pied à coulisse.

  (22/09/2009 13:57:38) Damien : Merci pour votre réponse mais comment calcule-t-on le coefficient d'aptitude d'un pied à coulisse ?

  (01/10/2009 14:15:10) Jean-Marc : Le CMC est égal à IT/(2*Ir) avec IT l'intervalle de tolérance de la spécification à contrôler et Ir l'incertitude de mesure. Le CMC dépend de la valeur de l'IT de la spécification à contrôler. Il doit donc être défini pour chaque spécification.

  (01/10/2009 16:48:20) DenisSA : Bonjour, Si j’ai une cote à 3.720 +.002/-.001 sur un dessin.  Effectuant ma mesure avec un instrument ayant une précision au 0.0001 j’obtiens une dimension de 3.7187. Soit un écart de 0.0003 en deca de ce que mes tolérances me permettent. Dois-je considérer que je suis hors tolérance ou bien dois-je arrondir ma mesure prise au nombre de décimale de ma cote de dessin (et alors je serais dans les tolérances). Merci, Denis.

  (02/10/2009 16:37:49) Michel : Cette pièce est hors tolérance de 0,3 micron car la limite inférieure autorisée est de 3,7190000000 même si l'écriture est au micron. Cette pièce serait déclarée bonne avec une cote à 3.720 .002/-.0015. Compte-tenu de la tolérance au micron, la règle des arrondis peut-être appliquée après accord du Bureau d'Etudes. Dans ce cas, la règle des arrondis doit être écrite sur le plan de contrôle. Michel.

  (05/10/2009 15:54:52) Laurence : Nos deux prochains stages de formation métrologie 3D et contrôle auront lieu le 24 novembre 2009 à Lyon, le 15 décembre 2009 à Bordeaux. Vous pouvez vous inscrire dès à présent en contactant notre service formation ALPHATOM soit par mail à l'adresse suivante service.formation@alphatom.fr soit par téléphone au 01 64 49 06 12.

  (09/11/2009 09:34:00) CyrilD : La doc fabricant de la MMT que j'utilise indique que la répétabilité est de 2,3 microns. Est-ce que je peux dire que l'IT mini contrôlable sur cette machine est égal à 18,4 microns (=2*Ir*CMC=2*2,3*4) soit 0,02 mm ?

  (24/11/2009 11:19:30) Michel : La répétabilité est égale à ± incertitude de mesure. L'IT mini se calcule en multipliant la répétabilité par le coefficient d'aptitude du moyen C. L'IT mini est de 9,2 microns pour votre MMT.

  (18/12/2009 09:47:12) Laurence : Notre prochain stage de formation métrologie 3D aura lieu le 26 janvier 2010 en région Parisienne. Vous pouvez obtenir le programme détaillé de cette formation et vous inscrire dès à présent en contactant notre service formation ALPHATOM à l'adresse suivante service.formation@alphatom.fr ou par téléphone au 01 64 49 06 12.

  (08/01/2010 15:38:23) DidierP : Pourriez-vous me dire si on peut mesuser une cote à +0,01/-0,01 avec un pied à coulisse à affichage numérique de 0,01 ? merci d'avance pour votre réponse, cordialement, Didier

  (14/01/2010 15:18:33) Alain : L'aptitude d'un moyen de contrôle (C) ne dépend pas que de la résolution de l'instrument de mesure. Pour que le pied à coulisse convienne, il faut que l'intervalle de tolérance soit supérieur à 4 fois la répétabilité des mesurages. L'incertitude de mesure est toujours supérieure à la résolution. On peut donc dire que le pied à coulisse ne convient pas car le coefficient C vaut 1, la valeur mini normalisée étant 4.

  (17/02/2010 16:47:17) Laurence : Notre prochain stage de formation métrologie 3D et contrôle aura lieu le 23 mars 2010 à Grenoble. Vous pouvez obtenir le programme détaillé de cette formation et vous inscrire dès à présent en contactant notre service formation ALPHATOM à l'adresse suivante service.formation@alphatom.fr ou par téléphone au 01 64 49 06 12.

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